Voici mon texte pour la communauté écriture ludique avec les mots de sotto vocce. Désolée, reste encore "2 petits bugs" entre parenthèse, je corrige bientôt... j'espère. lol
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Vite, Leïla monte dans sa voiture, jette un rapide coup d'oeil dans le rétroviseur et démarre en trombe. Heureusement la circulation est fluide, elle peut s'éloigner rapidement. Plus jamais, non plus jamais elle ne vivra un truc comme ça... Mais qu'est ce que c'était que ce plan ?
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Ha oui, c'est Maryse qui a joué les conseillers : "Vas-y, qu'elle a dit, qu'est ce que tu risques ? il est plein aux as. Il va te filer un beau paquet de billets. Avec ça, tu seras tranquille quelques temps. Et tu n'auras rien à faire. Il te suffit d'y aller."
Ha oui, elle aurait dû s'en douter... Comme toujours, c'est quand les choses paraissent trop simples que les vraies difficultés arrivent.

Faut dire, seule avec ses trois enfants, ça lui ferait du bien, du fric ; mais bon sang, qu'est ce que ça file ! A peine l'argent du mois reçu, les factures payées, qu'il ne reste déjà plus rien. Et il y a tant de choses qu'elle aimerait leur offrir, le sport, les sorties... Mais tout cela coûte cher.

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Voici comment les choses se sont passées :

Sept heures du matin : debout. Leïla se prépare en compagnie des enfants. C'est le meilleur moment de la journée, quand leurs sourires viennent la réchauffer après une nuit pas si triste et noire que ça, mais tellement éloignée de la clarté et de la chaleur qui sont en elle, que le vidé créé semble étouffer son feu intérieur.

Pas pressée, le réveil c'est le temps des calins, des bisous et des mamours : faire des réserves pour la journée :

- Mon petit amour, mon petit soleil, mon petit ange, je t'aime ! Viens ici que je te serre fort dans mes bras. Je t'aime, je t'aime, je t'aime !...
- Moi aussi, pour toute la vie. Et même que moi, j't'aime plus que ça encore !

Ca c'est des trucs qui font du bien! Des petites choses qui ne coûtent rien mais qui n'ont pas de prix. Multipliez par le nombre d'enfants, avec quelques variantes dans les textes et vous obtenez un puissant talisman contre tous les maux. Une force étonnante à emporter où que vous alliez... Et elle en a besoin Leïla.

... Les choses importantes étant faites, chacun peut s'occuper de ses activités. Les enfants sont maintenant à l'école. Leur mère va tenter d'améliorer l'ordinaire. En espérant que tout se passe pour le mieux... Car lorsque chaque nouvelle idée se solde par un échec, il est tentant de croire que l'univers est contre vous et de craindre une nouvelle catastrophe alors que chaque trappe que vous ouvrez vous retombe brutalement sur la tête.

Donc Leïla se rend, 5 rue les lilas, pour essayer de profiter de l'astuce que lui a donné Maryse, sa bonne copine de toujours. Elles se sont connues à la maternelle et ne se sont plus quittées depuis. Maryse est née sous une bonne étoile et tout lui réussi. Elle parvient à mener à bien chacun de ses projets et presque toutes les décisions qu'elle a prise étaient les bonnes... Alors... Qui sait ?

Quartier huppé, splendide propriété, une plaque sur la grille indique : monsieur Doré Antjkabar, expert en formules magiques... A première vue, je dirai qu'il maîtrise bien l'art de transformer les illusions des autres en or... Alors que Leïla observe, le portail s'ouvre spontanément. Prudemment, la visiteuse s'avance. L'ambiance est surprenante et cette impression est complétement intangible. C'est juste comme une vibration, un rayonnement dans l'air.
Finalement elle se sent attirée. Ses pas s'allongent et traversent rapidement l'allée qui paraît s'étendre toujours plus loin... A présent la jeune femme est devant une immense porte de bois épaisse, sculptée. Sa main effleure la surface et déclenche un carillon aux notes cristalines.

- Bonjour madame, veuillez entrer, fait un majordome guindé qui referme derrière elle : "Nous sommes entièrement à votre service."
Leïla ne peut réprimer quelqu'inquiètude, malgré son bon accueil... Qu'il est sinistre celui-là !

 Elle fait quelques pas et se retrouve à l'intérieur... Imperceptiblement , les lieux se métamorphosent...

- Veuillez passer dans le petit salon et patienter quelques instants. Le maître va vous contacter.

- J'aimerai savoir... Mais l'homme est déjà parti. Leïla reste avec ses interrogations. Elle attend, attend... Combien de temps au juste ?... Grrr... Sa montre s'est arrêtée et la pièce ne comporte pas de pendule. D'ailleur, à bien y regarder l'endroit semble bien plus vide que quelques instants plus tôt. Elle était, semble t'il, abondament garnie de parures, de décorations, d'objets précieux... Et ne comporte plus maintenant qu'un canapé finement brodé, un tapis à l'allure antique et une table sculptée de créatures mythologiques d'une qualité telle qu'elles paraissent vivantes.

- Bon, ça va durer encore longtemps ?... Il se prends pour qui ce maître ?... Ce dernier apparait enfin, alors que son discour intérieur atteignait le point d'ébullition.
Comme elle allait lui demander s'il comptait se moquer d'elle encore longtemps, Leïla ne put prononcer un seul mot, son corps refusait de répondre.

Antjkabar se tenait en lévitation au milieu de la pièce, psalmodiant face à elle. Ses yeux pénétrants par le regard de Leïla jusqu'aux tréfonds de son âme... De fait, si c'est une illusion, c'est drôlement bien fichu, bloquant tout accès au raisonnement et faisant remonter à la surface ses cauchemars les plus noirs.

Quel effroi, alors qu'il semblent prendre corps et se réaliser dans la réalité. Quelle terreur alors que ses montres intérieurs sont là, qu'il est possible de les voir, de les toucher, de les entendre et même les sentir. Comment faire la différence entre l'imaginaire et le réel quand les songes s'eveillent à la vie et que les anges les plus purs se sont enfuis leur cédant la place ? Que de douleur !... Et d'inquiétudes... Il ne fait pas bon sortir les furies de leur prison de (............mettre un mot..........);

Antjakabar semble s'en nourrir, s'en repaître. Absorbe le négatif et grandit, s'éclaire...

entre deux soubresauts de souffrance Leïla reprend un semblant de conscience et de maitrise de soi. Face à l'ampleur de phénomène, effarée, elle s'enfuit, emportant dans son sillage des brumes noires qui (poussaient... à changer) d'elle.

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C'est donc à ce moment qu'elle saute de sa voiture et s'enfuit comme si elle avait le diable aux trousses (c'est le cas de le dire). Donc retour rapide, très rapide à la maison. Ha non, un détour, tout de même : l'incroyante notoire fait un détour par l'église, allume un cierge et s'adresse intérieurement aux dieux, debout au milieu de l'édifice, tout son être tendu et les yeux vers le ciel... On ne sait jamais ! Elle est toute temblante. Comment va t'elle pouvoir retrouver un semblant de sérénité ?

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Arrivée chez à son domicile leïla s'éffondre sur son lit, un peu de repos. Il va falloir récupérer les enfants bientôt. Elle ne peut pas aller les retrouver dans cet état, il faut d'abord qu'elle se calme, pour ne pas leur apporter de mauvaises ondes. Une sieste, quelques instants seulement. Essayer de se détendre...

Mais, ça a changé ici... C'est quoi ça ? Les choses sont différentes, plus belles... Tour d'inspection : Ouah... Tout a été redécoré... Et même rangé. Des cadeaux attendent les enfants sur leurs lits refaits et couverts de couettes splendides. Tout est propre. Coup d'oeil dans les armoires : les vieilles affaires ont été remplacées par des neuves. Les placards sont remplis de provisions diverses... sur la table, des billets pour un magnifique voyage...
 
Et une boite gravée : A ouvrir chaque fois que le besoin s'en fait sentir.

 


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Commentaires

A suivre... ;-)
Commentaire n°1 posté par Claire Ogie le 12/09/2007 à 12h04
d'elle...... vivement la suite ^_^
Commentaire n°2 posté par darkia le 12/09/2007 à 14h40
c'était pas sensé être déjà en ligne ça... lol
Réponse de Madam'Aga le 12/09/2007 à 14h57

Il est quasi "abouti" ce texte...
Je te conseille de le relire à tête reposé et tu verras : un léger coup de polish dessus et il brillera comme or.

Et la boite elle l'ouvre quand ? J'adore qu'on me laisse en suspens comme ça 8-)

Et as usual j'aime  ce qu'on fait chacun de ces 10 mots ;-)

Commentaire n°3 posté par Kildar le 12/09/2007 à 16h35
hébé, j'aimerais bien le rencontrer ce magicien-là ! lol
ça vaut la peine d'avoir peur, parfois ;-)
L'idée est excellente, bien menée, mais quelques coquilles gènent un peu la lecture, et puis surtout, deux parenthèses oubliées (une que tu comptais complèter et l'autre où tu voulais changer le mot).
Dernière remarque : titre du texte ? Le titre actuel de l'article ne correspond même plus à la réalité (vu qu'il n'est plus à suivre). Et puis pour le mettre dans le récapitulatif, j'aimerais bien un vrai titre...
Commentaire n°4 posté par Faux rêveur le 12/09/2007 à 16h37
oups, le temps que je poste il y avait un titre lol... j'ai donc rien dit ;-)
Commentaire n°5 posté par Faux rêveur le 12/09/2007 à 16h38
La suite n'est pas nécessaire puisque tu nous fait rêver... c'est bien là l'essentiel. Relis et corrige de-ci, de-là, et tu verras qu'il deviendra très bon ce récit.
Commentaire n°6 posté par polly le 12/09/2007 à 16h59
Hum! J'aimerais bien en rencontrer un moi, de magicien comme ça pour faire le ménage. C'est vrai que ton texte tient la route . On a vraiment envie  jusqu'au bout de savoir comment les choses vont se finir ! A part ça, c'est quoi déjà, l'adresse ?
Commentaire n°7 posté par Azalaïs le 12/09/2007 à 19h01
Hep hep hep ! Moi aussi je voudrai bien l'adresse ! Tout de suite, là,  maintenant !
Val fait dans les contes de fée, et pourquoi pas après tout... ;-)
Commentaire n°8 posté par Claire Ogie le 12/09/2007 à 19h59
Quel rythme dans ce récit ! D'emblée mon attention a été captée, vraiment très sympa ton style.
Commentaire n°9 posté par Mamour le 15/09/2007 à 22h52
je trouve ce texte aussi effrayant que l'horrible arachnide qui trône sur la gauche des commentaires (je vais mettre un cierge pour être sure qu'elle ne bougera pas de là :-)
big bisous
Commentaire n°10 posté par fab le 02/03/2008 à 11h25

bonjour Fab... Et merci...lol... Je l'avais oublié ce texte... Et s'il est ausi effrayant que cela c'est une belle réussite alors... sourire...

Par contre... De quelle arachnide parles-tu ?... J'ai pas compris.

Merci de ta visite.

A bientôt.

bisous
Réponse de Aga le 02/03/2008 à 13h39
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