...

Ils avancent sur les chemins escarpés de la vie,

n'ayant conscience que de l'immédiat,

de ce que leurs sens peuvent toucher...

Leurs mains qui palpent les pierres coupantes,

leurs corps qui se plaquent aux parois glissantes,

leurs pores qui respirent les sentiments dans l'air ambiant,

leur ouie qui perçoit les sons lointains portés par le vent...

Mais, aveugles, il ne peuvent remarquer, embrasser du regard...

Ces immenses falaises qui dégringolent le long des routes,

Ces montagnes géantes et verticales qui leurs font face...

...

Ainsi protégés de la peur, ils goutent chaque instant.

Ainsi plongés dans le présent, ils saisissent pleinement la saveur

de tous chaque met incidemment offert à leur bouche...

Sucré, lorsque les cieux se veulent cléments.

Acide, parfois, lorsque les nuages noirs déversent

sur le monde leurs pluies contaminées.

...

Doux-amer... La plupart du temps.

...

Mais ils sentent mieux que quiconque, toutes les subtilités,

jusque dans les moindres variations, de la qualité de l'air qui les enveloppe...

...

Et pas une seule parcelle de vie alentour n'échappe à leur papilles éveillées.

ajouter un commentaire commentaires (3)   
Dimanche 3 février 2008
publié dans : mes textes
 
Blog : Santé sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus