(Ce passage ne suit pas réellement le précédent... Mais bon... voilà... Clin d'oeil à mes fidèles lecteurs)
Léa...A ce moment se dédouble... C'était prévisible... les signes avant-courreurs étaient là... Pour un oeil attentif... Mais le moine, trop sur de son pouvoir, n'a rien vu arriver... Pourtant... Cet éclat dans les yeux... Ce sourire différent, plus carnassier... Il ne faut jamais oublier que Léa est une part d' Indéfini, grande prêtresse des harpies et de la folie.
Et en temps que telle... Imprévisible... Les dompteurs savent qu'il ne faut jamais tourner le dos à un fauve prétendument dressé... Juste un instant d'inattention... Les pensées de Léa s'emballent... Qui est-elle ?... Tout se mélange... Mais son instinct de prédateur reste présent sous sa surface d'animal docile... Et l'éclat de la folie qui brille en elle révèle des forces insoupçonnées chez une créature aussi frêle et fragile.
En fait... Ceci ressemble à un plan... Fomenté dans les tréfonds de son inconscient... Mais bien réglé... Prémédité, de longue date... Alors, la prétresse l'a t'elle laissé s'éloigner en gardant une prise invisible sur son esprit ?... Est-elle derrière ça ?... Ou bien... L'ange déchu serait-il fourbe, au fond ?... Quand au moine, qui ne l'a libéré que suffisement pour qu'elle ne pas qu'elle s'envole... Que sait-il, au juste ?... Peut-être pas grand chose... Ou bien, alors...
Mais... Cette nuit là... Alors que Léa avait suivi le moine dans cette salle isolée du monastère... Isolée ?... Au milieu de rien et de personne... Dans ces lieux de toutes façons déserts... Aux yeux des communs... Oui... Mais le vide... Est fait d'inimaginable... De rêves et de cauchemards... Sont-ils pour autant moins réel que la vie physique ?... Lorsque l'on passe sur leur plan d'éxistence...
Donc Léa avait accompagné le moine en cet endroit reculé de la bâtisse... Une pièce petite et encore plus sombre si c'est possible... Humide... Froide... A croire que la mort flottait sur votre peau... Juste une ouverture pour entrer... Et rien... Juste un silence... Physique... Pesant... Qu'étaient-ils donc venus faire par ici ?...
Mais c'est l'endroit et le moment parfait... Où l'ange se métaporphose en bête sauvage... Quand il lui tourne le dos... Se jette dessus... Toutes griffes
dehors, lascère sa peau et dans un rugissement à faire trembler les astres, plante ses crocs dans sa chair pour en goûter le sang... L'homme s'écroule sur le sol... Tandis que le félin savoure sa
victoire... Les pattes avant posées de tout leur poids sur son flanc... Il pourrait le dévorer, là, sur l'instant... Et c'en serait fini... Sauvage pour l'éternité... Mais ce serait trop
simple... Trop rapide pour être gouteux... Il ne se trouve là aucun concurrent pour lui disputer la proie... Rien ne presse...
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