Texte dans le cadre d'un exercice de la communauté écriture ludique, il s'agit de placer 30 titres d'indochine dans un texte.
(Sauf erreur de ma part, ils y sont tous)
Toutes les explications et les autres textes : par là.
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Aujourd'hui je pleure. Cette putain d'existence s'allonge, s'éternise et entretient le développement l'humanité. Les
villes grandissent avec leurs beaux quartiers huppés et aussi, des endroits moins jolis, plus sales et nauséabonds. Des rues crasses, de l'eau croupie et des ordures trainant sur le sol. Adossé
contre un mur, un couple improbable s'aime, sans se préoccuper des regards passants. Assis sur le sol, le clodo chéri sa compagne, bouteille d'alcool frelaté, la porte à sa bouche, amoureux du
plaisir qu'elle lui donne mais sans aucun égard pour elle. Il harrangue ces jambes marchant devant lui, les invectivant de mots incompréhensibles. Et partout, des hommes, des femmes, des enfants.
Des humanoïdes. Une intelligence supérieure, parait-il. Des gens dorment et mangent, s'habillent de suffisance, parlent pour ne rien dire. Surtout, toujours montrer qu'on est le meilleur. Voici
ce qui est important. Une drôle d'espèce animale, à part, dont je fais parti intégrante. Possèdant une conscience mais capable de cultiver, idées, compulsions et instincts écoeurants. Je regarde
autour de moi et à l'intérieur. Des relents d'urine et de merde flottent dans l'air, agressant mes papilles. Mes yeux se révulsent. J'ai la nausée.
Je viens d'apprendre...
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Je me souviens. C'était avant.
Tout allait bien, le soleil ne souriait que pour moi. Rien n'était arrivé. Et rien de grave ne se passerait jamais. Tous les ans nous passions des vacances merveilleuses chez
Leïla, à l'est de Java. Dans un endroit idyllique, sur les toits du monde. Dans ce lieu, sensations immenses et plénitude totale. L' impression
d'être seule destinataire de la danse des étoiles dans le ciel. Reflets et lumières inventants une autre réalité. L'air carressait les visages radieux, exprimant tout le bien que les anges nous
souhaitent. Bénédictions invisibles et offrandes des dieux aux plus petits. Fermez les yeux quelques instants, laissez-vous glisser et imaginez : c'est la nuit, vous entrez dans le
rêve, embarquant dans la machine à rattraper le temps. Des bambins roses naissent à la vie, poussant leur premier cri. Les parents sont heureux et fiers : "Regardez donc
comme il est beau mon petit ! ". La musique est partout, sa douce mélodie rafraichit les coeurs. Les enfants grandissent. Avant même de s'en être rendu compte, ce sont devenus des adultes...
Responsables ?
Des séjours incroyables de magnificence. Trois nuits par semaine, c'est la folie : la chevauchée des champs de blés ; les épis chatouillants nos épidermes
sensibles. D'autres fois, le train sauvage nous mène sur la colline des roses, où des fleurs par milliers s'offrent à nos regards émerveillés. Les parfums
embaument comme nulle part ailleur. Jamais je n'ai trouve pareille sensation. Où que ce soit, à quelque seconde que j'ai traversé, mes pas n'ont jamais été aussi sûrs.
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Et puis, je me rapelle... Les silences de Juliette, souvent. Et mon incompréhension désinvolte.
Anne et moi, nous nous rendions là-bas invariablement pour le 22 juin, date du solstice d'été, afin de profiter de la nuit des fées. Et le reste importait peu.
Tants d'instants de bonheur étaient en jeu. Nous voulions remplir nos âmes, faire nos réserves et posséder de quoi affronter toute l'année, jusqu'à la suivante. Et tout ce monde, ces gens joyeux,
les esprits apaisés. Autour, ça rit, chante et danse. Je me souviens, vision fugace, un petit homme et trois légers pas esquissés. Et celui-là mangeant avec ses doigts, simplement mais avec
élégance. Flottement dans mes veines à ce rappel de la mémoire. Nous n'aurions raté cette fête exeptionnelle pour rien au monde... Croyons-nous...
Soudain l'été dernier, j'ai senti quelque chose. L'ambiance s'est modifiée. Mais j'ignorais.
J'ai passé à cette période les plus mauvaises nuits de toute ma vie, peuplées de cauchemars d'une puissance inégalée depuis lors. Les images décousues, sans aucun sens,
parvenaient à me terroriser, faisant couler la sueur tout le long de mon corps. Je peux encore sentir les spasmes de la peur me secouer et ce goût âcre dans ma bouche asséchée. Les empreintes de
ces songes me tenaillaient durant plusieurs heures. L'angoisse me nouant le ventre... Et là, je deviens un singe en hiver. Je suis le Petit Jésus... Je
savoure le rouge de tes lèvres, la morsure des tes dents... Si blanches. Mes paupières se ferment, je traverse les portes du soir.
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C'est arrivé un jour... J'ignorais...
Alice et June avaient fixé le rendez-vous dans la maison perdue, ancienne batisse digne des histoires de fantôme, abandonnée depuis si longtemps. Vitres
brisées où le vent s'engouffre en sifflant lugubrement. Quelques tuiles manquantes sur le toit laissent passer la pluie et offrent un abri aux animaux nocturnes. Entre autres, chauve-souris et
hiboux trouvent refuge dans ce grenier providentiel. Mais aucun souci n'arrive jamais dans ce petit paradis, les portes n'ont pas de serrures, chacun peut aller et venir, en toute confiance.
Justine, à l'heure dite a pris le drugstar, pour les rejoindre, comme prévu. Rugissements du moteur dans les oreilles. Elles devaient rencontrer le
seigneur des toits. Personnage imposant, se faisant bien trop rare, à ce qu'on raconte. Et sa venue était très attendue. L'éxitation monte. L'air est particulièrement électrique pour
cette occasion. Il s'agit d' une chance inouïe, un honneur particulier. Oui, très...
Et des ombres sur l'O dansent dans ma tête, trou noir, pensées absentes, rebelles, refusant de se mettre en ordre. J'aimerai savoir comment cela a pu être possible. je ne
comprends pas. Cela dépasse l'entendement. J'ai demandé à la lune de bien vouloir effacer le passé. Je. Non. A en crever. Ce serait mieux. Et je pose la main sur
vous... Je te vois d'ici, mon amour.
Comment ? Pourquoi ? Qui a eu cette idée ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Pas de mot pour décrire ça. Un jeu stupide ? Si seulement... Des cerveaux malades. Des êtres dépravés. Tout ce que je
pourrais en dire est tellement en dessous.
Ils se sont crus dans Punishment Park...
Candy prend son fusil...
Exercice de style plutôt très difficile mais tu t'en sors avec les félicitations du jury ;)
Mais dis moi Candy, qu'as tu appris qui te mette a voir les clodo et les clodettes ?
Bravo en tout cas, tu as gardé ton style !
big bisous
Et tu as réussi à mettre tous les titres. Chapeau.
Je n'en ai mis que 29.
9 apar exemple ! zeureuzaz'art ! Je viens tout juste de lire la version de Dame Zazou qui s'est également prêtée au jeu ! allez zou je pose le clavier, et prendre le temps de prendre mon temps pour vous lire Lady Aga ! :)
bizz elfiques from Lolo
Arteashow
Je découvre enfin ta version, parce que jusque là je me suis retenu ^^
Va falloir que je le relise parce que je me suis encore perdu dans ton texte, et j'aime ça...