Des textes, des dessins, es photos et un peu de tout
Permettez juste une fois que je crache et hurle sans discernement aucun. Vous me pardonnerez j'espère cet élan de colère et de tristesse légitime. Que je pleure sur moi à me pisser dessus. Que je me traine dans la boue à vous en éclabousser. Que je vomisse du sang noir et de la glaire. La chiasse et la chienlit fidèles amies de vos envies. Et les putains dévoyées de vos enfoirés de coeurs morts, absents, abscons à vous rouer de coups. Stupides et bornés, aveugles et aveuglés. Et les petits dieux de pacotilles beuglent avec les porcs. Reculant devant la lumière, tamisant le charbon et vous l'offrant pour de la poussière d'étoiles. Tandis que la truie, panse ouverte trainant sur le sol, se gave de vos cadavres encore chauds. Tandis que la gangrène menace et que les vers grouillants laissent leur empreinte nauséabonde marcher seule vers la sortie de secours afin de l'obstruer de leur monstruosité. La nausée au bord des lèvres, le fiel, la mort et l'amant. Les chiens de ma chienne se lèchant les plaies à s'user jusqu'aux os. Puis se rongeant les pattes jusqu'au moignon. J'expectore, ma peine, ma honte et mes blessures. Vauriens tremblants et miséreux, les yeux couverts de merde souillant de vos miasmes les baisers les plus beaux et les plus purs. L'amour et la beauté foulés aux pieds de la stupidité et de l'ignorance barbare. Les mots n'y suffisent pas. A tous les salopards et à toutes les salopes. A vous. A moi. A la putain dans mon lit, la plus belle de toutes les vierges ! A la garce qui t'embrasse. A la chienne qui te mord. Aux haines rouillées érodées jusqu'à la casse de vos chaines. Aux poids morts. La queue des grands singes n'est-elle qu'une invention du comte pour apeurer les petites filles timorées ? Histoire de cacher derrière une bonne poilade que la témérité s'est envolée par delà les nuages noirs de l'iniquité. Evanouï, blême devant la livrée. Et la pendaison. Une foule ivre d'arrogance. Des cris. Une corde. Des applaudissements. Une trappe s'ouvre. Une nuque se brise. Le cauchemar est terminé. Je peux continuer de pleurer, l'affirmer haut et fort, tout en ayant le courage de te regarder dans les yeux !